| Qui
est Socrate ? |
Exposé
d'une élève de 3ème |
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L'histoire
de la philosophie grecque est traditionnellement organisée autour de
son nom,
mais la personnalité de Socrate est une énigme.
Nous n'avons aucun écrit de Socrate
car tout son enseignement est oral.
Il est connu grâce à trois de ses contemporains. |
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Xénophon en fait un portrait frustre,
banal et donne de lui l'image
d'un moraliste simplet.
Aristophane se moque de lui. |
Platon l'idéalise
et lui prête même ses propres conceptions philosophiques
en en faisant le personnage central de ses Dialogues |
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Le
philosophe |
Socrate (470
- 399 av. JC)
est un " Athénien moyen" qui n'a, pour ainsi dire, jamais quitté
Athènes. |
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Comme
tout Athénien, il se promène et aime parler comme tout le monde, de
tout. Il intervient souvent dans une discussion déjà commencée,
questionnant les gens les plus divers par l'âge, le métier ou la
condition sociale.
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| Socrate
ne fait aucune exclusive et son attitude est fraternelle envers tous. |
| Contrairement
aux autres philosophes ou aux sophistes * que l'on va
écouter, Socrate va à la rencontre des gens. Il consacre son temps,
avec passion, à provoquer des entretiens et des débats, poussé par le
besoin de traquer la vérité. Il ne prétend rien apprendre à ses
interlocuteurs car il dit qu'il ne sait qu'une chose, c'est qu'il ne
sait rien. |
| *
sophiste : maître de rhétorique |
| Son
enseignement n'a rien à voir avec celui d'un directeur d'école
philosophique. Il repose sur l'idée que les concepts de justice,
d'amour et de vertu ainsi que celui de la connaissance de soi peuvent
être compris de façon purement objective. |
| Son
école, c'est l'agora * où il se promène au milieu des
petites gens comme des aristocrates, en prenant comme sujets de
méditation les mille et un problèmes de la vie quotidienne. |
| *
agora : place publique |
| Il
va, répétant qu'il a reçu comme mission des dieux d'éduquer ses
contemporains. |
| Cet
oisif * qui n'exerce aucun métier, et a choisi de vivre
pauvre, enseigne gratuitement, (contrairement aux autres philosophes qui
font payer fort cher leurs leçons). Mais il ne se refuse pas pour
autant à ses devoirs de citoyen. |
| *
oisif : qui n'a pas d'occupation et dispose de loisirs |
| Pour
Socrate, nul n'est méchant volontairement. Le méchant est celui qui
ignore le bien et ne sait pas reconnaître la vertu à travers les
visages divers qu'elle peut prendre. |
| Si
Socrate enseigne une chose, c'est de reconnaître la vertu et le bien ;
c'est au moins le désir de chercher à les connaître. Il dénonce tous
les faux semblants et les artifices de la rhétorique. |
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La
maïeutique et la dialectique |
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Cet art
qu'il a de faire venir à la lumière ce que l'homme croit ignorer,
Socrate l'appelle la maïeutique, c'est à dire, l'art
d'accoucher les esprits de ce qu'ils portent en eux, comme sa mère
faisait accoucher les femmes, et le fait d'avancer ainsi sur la voie de
la vérité, c'est ce qu'il nomme la dialectique. |
N'acceptant
aucun compromis ni aucune compromission, n'obéissant qu'à une voix
intérieure "quelque chose de divin" qu'il nomme son démon,
Socrate ne s'accommode guère de la vie politique et veut avant tout
sauvegarder sa liberté d'esprit et continuer à obéir à cette voix
intérieure.
Ni sophiste, ni politique, il n'a nulle doctrine, nulle législation à
proposer ; il conduit simplement son interlocuteur à devenir son propre
juge. |
Sa
liberté critique le perd : la tyrannie de Critias lui interdit
la parole, la démocratie lui ôte la vie.
Il est considéré comme un opposant à la cité et condamné à boire
la ciguë sous l'accusation d'impiété envers les dieux et de
corruption de la jeunesse. |
| Critias
: 450 - 404 av. JC - homme politique athénien, oncle de Platon |
| ciguë
: poison mortel extrait d'une plante sauvage (la ciguë) bordant les
chemins |
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La mort de Socrate
peintre : David 1748 - 1825
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Sur
Socrate |
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A
Athènes, Socrate forme des esprits libres. Sa démarche nous est
transmise par ses contemporains.
Xénophon est l'auteur de traités relatifs à Socrate Les
Mémorables
Platon : son oeuvre philosophique est constituée d'une trentaine
de dialogues dont - le Banquet, la République, les Lois, le
Sophiste - mettant en scène disciples et adversaires face
à
Socrate.
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La
renommée de Socrate est plus importante que celle de ceux qui nous ont
transmis sa philosophie par leurs écrits. Sa quête de la vérité et
de la connaissance de l'homme nous concerne tous. Elle n'a pas pour
objet de mieux connaître l'homme pour créer des techniques qui
pourront le diriger ou le
régenter *, mais de conduire chaque individu à méditer sur l'âme
et la recherche du bien en remettant sans cesse en question les idées
reçues, c'est ce que l'on appelle le doute * socratique. |
| *
régenter : diriger de manière trop autoritaire |
| *
doute : état d'incertitude sur la réalité d'un fait, l'exactitude
d'une déclaration, la conduite à adopter |
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"Connais-toi
toi-même" |
Socrate
met son interlocuteur en face de lui-même, selon le précepte inscrit
sur un côté du temple d'Apollon à Delphes, pour accéder à la
connaissance de ce qu'il y d'essentiellement vrai dans l'homme.
Le "connais-toi toi-même" n'est pas une invitation à une
introspection psychologique mais la proclamation des limites de l'homme. |
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: Antiquité |
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