LES
JEUX A ROME
(suite) |
| Les
jeux du Cirque |
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Les
combats de gladiateurs |
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Avant
le combat il y aura un banquet ou tu pourras manger à ta faim des mets
aussi divers que variés. On t'échauffera avec une épée
de bois juste avant le début du combat. Les spectateurs feront des
paris sur ta vie ou ta mort.
Puis on te donnera de vraies armes et la
musique retentira. Enfin le combat commencera pour toi.
C'est un combat
à mort.
Si tu gagnes tout va bien, si tu perds, il faut que tu lèves
le doigt avant d'être trop faible pour demander l'avis du public. S'il
lève le pouce tu es sauvé. S'il abaisse le pouce tu dois mourir. La
foule délirante hurlera alors "égorge-le" !
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La
bataille navale dite "naumachie" |
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Si tu sors victorieux une deuxième épreuve t’attend.
On inonde
l’arène avec de l’eau* et on met des navires de guerre appelés “ trimères ”.
Tu représentes soit les Grecs soit les Perses. Dans les deux cas tu
devras savoir nager car même si l’eau n’est pas profonde tu peux te
noyer.
Le but est de couler l’autre trimère en lui enfonçant la
coque avec le bélier**. Ensuite il y aura l’abordage. |
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Auguste
a fait
reconstituer le combat naval
de Salamine où les Grecs avaient gagné
sur les Perses.
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*
pour alimenter l’arène en eau César avait fait creuser un bassin
dans le champ de Mars alimenté par les eaux du Tibre.
** bélier : c'est une partie métallique en bronze sur l’avant
du bateau. |
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Les
combats de fauves dits "venationes" |
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Quand l’eau de l’arène sera
évacuée, tu verras un autre décor dans l’arène : celui de
l’Afrique.
Tu dois combattre les animaux féroces qui sont en provenance de tous
les états romains. Pour cela tu peux avoir recours à des chiens féroces,
des poignards, des flèches, des lances, des filets.
Auparavant (il en
va de ta vie) il est conseillé de repérer des endroits où tu pourras
te réfugier en cas de problèmes comme un poteau, une cage ou un mur
pour te cacher. Une dernière recommandation : les animaux sont
affamés alors prudence ! |
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A
la fin de la journée |
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Le
soir venu, des balayeurs viennent ratisser le sable pour effacer toute
trace de sang. Des hommes traînent les corps sur le sable et les
jettent dans un fossé. Les mourants sont achevés par un homme habillé,
comme le célèbre Charon de la mythologie grecque. |
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Si,
après un combat tu es encore en vie, tu recevras des prix, des palmes,
de la vaisselle d’argent ou de l’or.
Après, ton maître, victorieux, te fera concourir à l’occasion de
prochains jeux.
Si un gladiateur a souvent été victorieux, il peut recevoir sa propre
épée en bois, symbole de la liberté.
Les combats seront alors terminés pour
toi, tu pourras devenir à ton tour un entraîneur dans une école de
gladiateurs.
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Les
persécutions des chrétiens dans l'arène |
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Les
romains sont très tolérants envers les religions polythéistes. En
revanche, ils ont plus de mal avec les religions monothéistes. Ils
considèrent les chrétiens comme une secte religieuse juive, donc
dangereuse. Le christianisme se développe rapidement dans les villes
pauvres. Pour empêcher la progression de la religion, les chrétiens
sont emprisonnés et persécutés. Ils sont utilisés pour animer les
jeux en les faisant dévorer ou combattre sans armes contre des fauves
affamés. |
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Un
grand spectacle : les courses de chars |
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Maquette reconstituant
le Circus Maximus

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Les
courses de chars ont lieu dans un hippodrome spécialement aménagé (le
Circus Maximus).
Avant
le début des courses, des prêtres et des magistrats font une
procession tout autour de la piste.
Les chevaux doivent faire 7 fois le tour de la piste pour remporter la
course.
Au départ, les chars attendent sur une ligne. Les conducteurs sont
penchés en avant afin de compenser par leur poids la légèreté du
char qui est construit en bois et en cuir.
Dès que la trompette sonne, le “starter” baisse son drapeau blanc,
et les chars démarrent. Tirant sur les brides, les conducteurs excitent
leurs chevaux avec leurs fouets sifflants et claquants.
Si
le char se retourne ou si une roue se détache ou même si un cheval trébuche,
le conducteur sort son poignard. Il coupe les brides pour ne pas être
entraîné par les chevaux au grand galop.
Les tribunes dans les tournants au bout de la piste sont les points les
plus dangereux pour les chars et les chevaux. Les Romains appellent les
accidents et capotages “naufrages” car seuls les conducteurs les
plus habiles et les plus chanceux en sortent indemnes.
Les conducteurs portent des casques de métal pour se protéger la tête,
ainsi que des bourrelets et des bandages pour se protéger les jambes. |
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"Les
courses ne m’intéressent pas. Quand on en a vu une, on les a toutes
vues. Je ne comprends pas pourquoi des milliers de gens veulent regarder
des chevaux courir et des hommes conduire des chars :
qu’attendent-ils pour grandir ? Je n’aurais rien à reprocher
aux spectateurs s’ils allaient admirer la vitesse des chevaux ou l ‘habilité
des conducteurs de char. Mais ils ne vibrent que pour la couleur des
tuniques. Si les conducteurs changeaient de couleur en pleine course, je
suis certain que les spectateurs changeraient de camp." |
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Pline
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