Collège Les Prés
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78180 Montigny-le-Bretonneux

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Alain OUVRARD (Principal)

Webmaster :
Cécile Marchal (Documentaliste)

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LES JEUX A ROME
(suite)
Les jeux du Cirque   

 

Les combats de gladiateurs

Avant le combat il y aura un banquet ou tu pourras manger à ta faim des mets aussi divers que variés. On t'échauffera avec une épée de bois juste avant le début du combat. Les spectateurs feront des paris sur ta vie ou ta mort. 
Puis on te donnera de vraies armes et la musique retentira. Enfin le combat commencera pour toi.
C'est un combat à mort. 
Si tu gagnes tout va bien, si tu perds, il faut que tu lèves le doigt avant d'être trop faible pour demander l'avis du public. S'il lève le pouce tu es sauvé. S'il abaisse le pouce tu dois mourir. La foule délirante hurlera alors "égorge-le" !

 

La bataille navale dite "naumachie"

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Si tu sors victorieux une deuxième épreuve t’attend. 
On inonde l’arène avec de l’eau* et on met des navires de guerre appelés “ trimères ”. 
Tu représentes soit les Grecs soit les Perses. Dans les deux cas tu devras savoir nager car même si l’eau n’est pas profonde tu peux te noyer. 
Le but est de couler l’autre trimère en lui enfonçant la coque avec le bélier**. Ensuite il y aura l’abordage.

Auguste
a fait reconstituer le combat naval 
de Salamine où les Grecs avaient gagné sur les Perses.

* pour alimenter l’arène en eau César avait fait creuser un bassin dans le champ de Mars alimenté par les eaux du Tibre.
** bélier : c'est une partie métallique en bronze sur l’avant du bateau
.

 

Les combats de fauves dits "venationes"

Quand l’eau de l’arène sera évacuée, tu verras un autre décor dans l’arène : celui de l’Afrique.
Tu dois combattre les animaux féroces qui sont en provenance de tous les états romains. Pour cela tu peux avoir recours à des chiens féroces, des poignards, des flèches, des lances, des filets. 
Auparavant (il en va de ta vie) il est conseillé de repérer des endroits où tu pourras te réfugier en cas de problèmes comme un poteau, une cage ou un mur pour te cacher. Une dernière recommandation : les animaux sont affamés alors prudence !

A la fin de la journée
Le soir venu, des balayeurs viennent ratisser le sable pour effacer toute trace de sang. Des hommes traînent les corps sur le sable et les jettent dans un fossé. Les mourants sont achevés par un homme habillé, comme le célèbre Charon de la mythologie grecque.
Si, après un combat tu es encore en vie, tu recevras des prix, des palmes, de la vaisselle d’argent ou de l’or.
Après, ton maître, victorieux, te fera concourir à l’occasion de prochains jeux.
Si un gladiateur a souvent été victorieux, il peut recevoir sa propre épée en bois, symbole de la liberté.
Les combats seront alors terminés pour toi, tu pourras devenir à ton tour un entraîneur dans une école de gladiateurs.
Les persécutions des chrétiens dans l'arène
Les romains sont très tolérants envers les religions polythéistes. En revanche, ils ont plus de mal avec les religions monothéistes. Ils considèrent les chrétiens comme une secte religieuse juive, donc dangereuse. Le christianisme se développe rapidement dans les villes pauvres. Pour empêcher la progression de la religion, les chrétiens sont emprisonnés et persécutés. Ils sont utilisés pour animer les jeux en les faisant dévorer ou combattre sans armes contre des fauves affamés.
  Un grand spectacle : les courses de chars

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Maquette reconstituant
le Circus Maximus




Les courses de chars ont lieu dans un hippodrome spécialement aménagé (le Circus Maximus).
Avant le début des courses, des prêtres et des magistrats font une procession tout autour de la piste.
Les chevaux doivent faire 7 fois le tour de la piste pour remporter la course.
Au départ, les chars attendent sur une ligne. Les conducteurs sont penchés en avant afin de compenser par leur poids la légèreté du char qui est construit en bois et en cuir.
Dès que la trompette sonne, le “starter” baisse son drapeau blanc, et les chars démarrent. Tirant sur les brides, les conducteurs excitent leurs chevaux avec leurs fouets sifflants et claquants.
Si le char se retourne ou si une roue se détache ou même si un cheval trébuche, le conducteur sort son poignard. Il coupe les brides pour ne pas être entraîné par les chevaux au grand galop.
Les tribunes dans les tournants au bout de la piste sont les points les plus dangereux pour les chars et les chevaux. Les Romains appellent les accidents et capotages “naufrages” car seuls les conducteurs les plus habiles et les plus chanceux en sortent indemnes.
Les conducteurs portent des casques de métal pour se protéger la tête, ainsi que des bourrelets et des bandages pour se protéger les jambes.
  "Les courses ne m’intéressent pas. Quand on en a vu une, on les a toutes vues. Je ne comprends pas pourquoi des milliers de gens veulent regarder des chevaux courir et des hommes conduire des chars : qu’attendent-ils pour grandir ? Je n’aurais rien à reprocher aux spectateurs s’ils allaient admirer la vitesse des chevaux ou l ‘habilité des conducteurs de char. Mais ils ne vibrent que pour la couleur des tuniques. Si les conducteurs changeaient de couleur en pleine course, je suis certain que les spectateurs changeraient de camp."
 

Pline