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AUDIENCES
AU PALAIS DE JUSTICE DE PARIS |
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Les 3D
au Palais de Justice de Paris
après un travail sur l'argumentation
et l'étude de Claude Gueux de Victor Hugo
Lundi
7 décembre 2009
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| 1
. Le cadre |
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Les bâtiments du
Palais de Justice de Paris imposent le respect.
Nous étions impressionnés par les portails dorés, l’intérieur des
chambres correctionnelles (Annelore) Beaucoup de symboles de la République
française y sont présents (Pauline). Dans les chambres
correctionnelles, on peut voir des tableaux représentant des allégories
de la justice avec une balance, une hache dans un tonneau, un serpent
enroulé autour d’un miroir et les initiales LEX et JUS. De plus,
au-dessus du juge, se trouvait la statue de Marianne. (Cathy)
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La salle de
l’audience fait penser au théâtre avec des acteurs sur une estrade
et nous, le public.
Durant les procès, le procureur est souvent situé à droite. Au-dessus
de l’accusé, le juge donne l’impression d’avoir le pouvoir sur la
salle d’audience (Elisa)
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| 2.
Ce qui m'a rassuré |
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Les magistrats parlent tous avec un langage soutenu. De temps en temps,
ils reprennent l’expression de l’accusé (Noëline). Les gestes et
les attitudes semblaient appropriés. (Mélanie L.) Mais l’huissier de
la chambre XIII ne devrait pas montrer son style gothique et devrait
rester neutre (Noëline).
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Cependant j’ai été rassurée de savoir que le juge prenait une décision
seulement après avoir bien examiné les faits pour être sûr qu’il
ne commettait pas d’erreurs. De plus, avoir un avocat est rassurant.
Les avocats écoutent notre version des faits et la soutiennent devant
le juge. Enfin, je pense que l’on peut avoir confiance dans les juges
car ils ne sont pas seuls à décider de la sentence (Cathy). Ils sont
guidés par le procureur qui connaît les textes de lois et qui donne la
peine encourue pour chaque cas. (Selin) La présidente de la chambre
XIII avait des arguments très logiques qui m’ont impressionnée et
ont déconcerté les prévenus (Pauline). |
| 3.
Ce qui m'a déçu |
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La
justice me paraît parfois rapide pour des événements graves et très
longue pour des événements qui me semblent moins graves. Ainsi, le
procès de M. B. qui remettait en cause une partie du système
judiciaire a duré si longtemps que nous ne sommes pas restés jusqu’à
la fin. Mais des affaires de femmes battues prennent à peine le quart
de ce temps. (Mélanie L.).
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Cette justice m’a déçue car les avocats perdent beaucoup de temps à
attendre dans les couloirs, les assesseurs paraissent parfois
s’ennuyer et les avocats n’ont que très peu la parole. Ainsi, M.
B., prévenu et avocat, avait décidé de se défendre seul. (Mélanie
L.) Beaucoup de procès ont été reportés. Ainsi au premier procès
auquel j’ai assisté, l’audience a été repoussée au 15 mars, car
les témoins n’étaient pas cités dans le dossier. (Majda) Certaines
personnes niaient catégoriquement les faits malgré des preuves évidentes.
Ainsi le procès était bloqué car on ne pouvait pas savoir qui mentait
et qui disait la vérité (Cathy). |
| Les
facteurs d’échec à la bonne communication sont par exemple la barrière
de la langue (Faustine). Lors du procès de M. K., comme l’accusé était
roumain, une interprète traduisait ce qu’il disait (Cathy) et
rapportait les paroles à la personne « je » (Noëline) Mais
la traductrice ne disait pas tout : quand M.K. s’expliquait plutôt
longuement, elle ne traduisait qu’en deux ou trois mots (Annelore)
Cela pose évidemment problème (Faustine). |
| 4.
Interviews des magistrats |
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Lors des interviews, nous avons
rencontré le juge de notre premier procès. Il nous a dit que M. C. était
dispensé de peine car il avait plusieurs circonstances atténuantes :
il avait reconnu les faits, il avait eu un suivi psychologique pendant
six mois. L’accusé avait sûrement dû retenir la leçon car sa femme
avait vite réagi. Elle travaillait dans un bureau d’avocats. De plus
le juge nous a dit que cet homme était ingénieur à EADS et qu’il
avait fait polytechnique. La femme et l’accusé s’étaient
d’ailleurs réconciliés depuis (Majda).
Je pense que parfois la justice n’est pas juste, non parce
qu’elle accuse à tort mais parce qu’elle émet des préférences
entre les citoyens. Je trouve plus grave de battre sa femme enceinte
qu’un vol en réunion. L’un est ingénieur à EADS avec bac plus
sept et l’autre est un immigré ne sachant pas parler Français
(Elisa). Cette histoire m’a révoltée car un homme qui tape sa femme
enceinte devrait avoir une peine et il n’a eu aucune peine, même pas
de la prison avec sursis (Fanny).
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Plus tard, nous avons interrogé Maître
Paris. Il nous a d’abord expliqué comment se déroulait une audience.
Il nous a aussi informé de l’importance de l’avocat. Celui-ci agit
comme un assistant pour son client, et il peut même parler à sa place
lorsque celui-ci est présent. Mais surtout, l’avocat peut représenter
son client lorsque celui-ci est absent ou encourt moins de deux ans de
prison. (Majda). |
| Nous
avons aussi rencontré Maître Ewange qui exerce sa profession depuis
treize ans. Il porte sa robe noire où il y a un rabat et une épitoge
dans le dos, au niveau de son épaule. Il a été très marqué par une
tentative de meurtre où il a assisté et défendu un client en cour
d’assises. (Mélanie L.) D’après lui, les affaires sur lesquelles
il travaille sont toujours différentes même si les accusations sont
les mêmes : les gens ne réagissent pas de la même façon.(Cathy)
Je me demandais comment les avocats pouvaient défendre des criminels ou
des pédophiles (Noëline) or Maître Ewange nous a expliqué qu’il
pouvait refuser une affaire si la personne voulait faire un procès à
quelqu’un qui était déjà son client (Cathy) ou si le procès lui
posait un problème de conscience (Noëline). |
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