Collège Les Prés
9 rue des Blés d'Or
78180 Montigny-le-Bretonneux

 
Directrice de publication
Catherine Brochet (Principal)
 

Conception - Rédaction
Cécile Marchal 

 

 

AUDIENCES AU PALAIS DE JUSTICE DE PARIS


Les 3D au Palais de Justice de Paris
après un travail sur l'argumentation
et l'étude de Claude Gueux de Victor Hugo
L
undi 7 décembre 2009

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1 . Le cadre
          Les bâtiments du Palais de Justice de Paris imposent le respect
Nous étions impressionnés par les portails dorés, l’intérieur des chambres correctionnelles (Annelore) Beaucoup de symboles de la République française y sont présents (Pauline). Dans les chambres correctionnelles, on peut voir des tableaux représentant des allégories de la justice avec une balance, une hache dans un tonneau, un serpent enroulé autour d’un miroir et les initiales LEX et JUS. De plus, au-dessus du juge, se trouvait la statue de Marianne. (Cathy)

          La salle de l’audience fait penser au théâtre avec des acteurs sur une estrade et nous, le public
Durant les procès, le procureur est souvent situé à droite. Au-dessus de l’accusé, le juge donne l’impression d’avoir le pouvoir sur la salle d’audience (Elisa)

        

 

2. Ce qui m'a rassuré

          Les magistrats parlent tous avec un langage soutenu. De temps en temps, ils reprennent l’expression de l’accusé (Noëline). Les gestes et les attitudes semblaient appropriés. (Mélanie L.) Mais l’huissier de la chambre XIII ne devrait pas montrer son style gothique et devrait rester neutre (Noëline).

 

        

 

         Cependant j’ai été rassurée de savoir que le juge prenait une décision seulement après avoir bien examiné les faits pour être sûr qu’il ne commettait pas d’erreurs. De plus, avoir un avocat est rassurant. Les avocats écoutent notre version des faits et la soutiennent devant le juge. Enfin, je pense que l’on peut avoir confiance dans les juges car ils ne sont pas seuls à décider de la sentence (Cathy). Ils sont guidés par le procureur qui connaît les textes de lois et qui donne la peine encourue pour chaque cas. (Selin) La présidente de la chambre XIII avait des arguments très logiques qui m’ont impressionnée et ont déconcerté les prévenus (Pauline).
3. Ce qui m'a déçu

La justice me paraît parfois rapide pour des événements graves et très longue pour des événements qui me semblent moins graves. Ainsi, le procès de M. B. qui remettait en cause une partie du système judiciaire a duré si longtemps que nous ne sommes pas restés jusqu’à la fin. Mais des affaires de femmes battues prennent à peine le quart de ce temps. (Mélanie L.).

          Cette justice m’a déçue car les avocats perdent beaucoup de temps à attendre dans les couloirs, les assesseurs paraissent parfois s’ennuyer et les avocats n’ont que très peu la parole. Ainsi, M. B., prévenu et avocat, avait décidé de se défendre seul. (Mélanie L.) Beaucoup de procès ont été reportés. Ainsi au premier procès auquel j’ai assisté, l’audience a été repoussée au 15 mars, car les témoins n’étaient pas cités dans le dossier. (Majda) Certaines personnes niaient catégoriquement les faits malgré des preuves évidentes. Ainsi le procès était bloqué car on ne pouvait pas savoir qui mentait et qui disait la vérité (Cathy).
Les facteurs d’échec à la bonne communication sont par exemple la barrière de la langue (Faustine). Lors du procès de M. K., comme l’accusé était roumain, une interprète traduisait ce qu’il disait (Cathy) et rapportait les paroles à la personne « je » (Noëline) Mais la traductrice ne disait pas tout : quand M.K. s’expliquait plutôt longuement, elle ne traduisait qu’en deux ou trois mots (Annelore) Cela pose évidemment problème (Faustine).
4. Interviews des magistrats

Lors des interviews, nous avons rencontré le juge de notre premier procès. Il nous a dit que M. C. était dispensé de peine car il avait plusieurs circonstances atténuantes : il avait reconnu les faits, il avait eu un suivi psychologique pendant six mois. L’accusé avait sûrement dû retenir la leçon car sa femme avait vite réagi. Elle travaillait dans un bureau d’avocats. De plus le juge nous a dit que cet homme était ingénieur à EADS et qu’il avait fait polytechnique. La femme et l’accusé s’étaient d’ailleurs réconciliés depuis (Majda).  Je pense que parfois la justice n’est pas juste, non parce qu’elle accuse à tort mais parce qu’elle émet des préférences entre les citoyens. Je trouve plus grave de battre sa femme enceinte qu’un vol en réunion. L’un est ingénieur à EADS avec bac plus sept et l’autre est un immigré ne sachant pas parler Français (Elisa). Cette histoire m’a révoltée car un homme qui tape sa femme enceinte devrait avoir une peine et il n’a eu aucune peine, même pas de la prison avec sursis (Fanny).

Plus tard, nous avons interrogé Maître Paris. Il nous a d’abord expliqué comment se déroulait une audience. Il nous a aussi informé de l’importance de l’avocat. Celui-ci agit comme un assistant pour son client, et il peut même parler à sa place lorsque celui-ci est présent. Mais surtout, l’avocat peut représenter son client lorsque celui-ci est absent ou encourt moins de deux ans de prison. (Majda).
Nous avons aussi rencontré Maître Ewange qui exerce sa profession depuis treize ans. Il porte sa robe noire où il y a un rabat et une épitoge dans le dos, au niveau de son épaule. Il a été très marqué par une tentative de meurtre où il a assisté et défendu un client en cour d’assises. (Mélanie L.) D’après lui, les affaires sur lesquelles il travaille sont toujours différentes même si les accusations sont les mêmes : les gens ne réagissent pas de la même façon.(Cathy) Je me demandais comment les avocats pouvaient défendre des criminels ou des pédophiles (Noëline) or Maître Ewange nous a expliqué qu’il pouvait refuser une affaire si la personne voulait faire un procès à quelqu’un qui était déjà son client (Cathy) ou si le procès lui posait un problème de conscience (Noëline).
   
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