|

|
| Dans
le cadre d'une séquence sur l'expression de soi dans la poésie, les
élèves de 3C ont été invités à rédiger, en groupes, des poèmes
à la première personne portant sur le lien avec un être cher ou un
état d'âme à partager. |
Autant
que possible,
les élèves ont essayé
de suivre
une forme précise :
quatrains, rimes, vers...
Ils partagent ici
quelques uns de leurs travaux. |
| |
Professeur
: Bernard Denéchaud |
|
Prégnance |
|
1
Seul sentiment, le désespoir
A mes yeux le ciel est si noir
Plongée dans un immense vide
Dans
mon cœur, la vie est morbide |
2
Ils disent que la vie
est belle
Pourtant les jours sont bien les mêmes
Sans aucune variation du ciel
Sans
l’ombre d’un si doux «je t’aime» |
|
3
Pourquoi dis-moi
vivre en ce monde
D’une monotonie immonde ?
Ces visages sont si distants
Et
me sont si indifférents |
 |
4
Quelques fois
perchée dans un arbre
Je me pose cette question :
Voyant souvent les gens de marbre
Le
monde tourne-t-il bien rond ? |
|
Amélie
Nahdi, Leïla Aziz,
Thibault Levoy, Youness El Gahzi
|
Illustration
: Leila Aziz, Amélie Nahdi |
|
A
ma mère
|
Comment
te dire je t’aime
|
Je pleure une amie à qui je
faisais confiance
Je pleure car sans toi ma vie n’est que souffrance
J’imagine tes yeux, tes mains, ton sourire
Je
pleure car je ne t’ai pas vu partir |
Le
collège, on se dépêche.
Je pense à toi. Je te cherche
Pour te dire mes sentiments
T'avouer mon secret tourment |
Je suis sûre de ne t’avoir
jamais oubliée
Mais tout le temps passé n’a fait que t’éloigner
Et les nombreuses larmes que j’ai pu verser
Ont
gravé ton souvenir en moi à jamais |
Je
te vois, tu es là. Je veux
Rassembler mon courage, heureux,
Pour te dire "Bonjour mon amour,
Tu es belle comme le jour" |
Je t’imagine comme un ange
près de moi
Quand je te vois là loin de moi je suis sans voix
Une douleur profonde s’empare de moi
Les
jours passent et je ne pense toujours qu’à toi. |
Tu
es là, ma gorge se noue,
Mon cœur s'emballe, je pense à nous
"Comment vas-tu ?" me demandent
Tes yeux dorés en amande |
|
Emilie Lecomte, Karen
Plesel,
Sassi
Nisrine |
Tes
joues sont douces, tu souris,
Je balbutie : "Pas mal, merci"
Tu tournes le dos, tu t'en vas
Je soupire à bientôt tout bas. |
|
|
|
Prends-moi |
Luc
Fivel-Démoret, Sarah Abdoun,
Amal Boudchar, Christina Frayssinet |
1
Prends-moi en ce jour
qui se fane et s’éteint
O toi mon bien-aimé
que j’aimerai sans fin
Souviens-toi de ces courbes
où ta main dansait
Emporte-moi
car sans toi
jamais je ne renais |
2
Mon cœur est à toi
mais il n’est rien du tout
Face à l’amour pur,
désintéressé de tout
De nos escapades nocturnes
me revient le bruit
Simple
« frou-frou » de tissus
qui s’éteint dans la nuit |
 |
3
Si tu sais où je fuis,
je ne sais où tu vas
Et je ne pourrais vivre
sans te savoir à moi
Ni la pluie, ni l’orage
ne pourra rien changer
Ton
visage en mon cœur
restera là gravé |
|
4
Pourquoi le monde ne
peut-il comprendre les âmes pures ?
La vie si injuste
nous force à passer le mur
Vers un endroit où l’amour
n’a jamais de torts
Ce
rêve où je t’entraîne
n’est autre que la mort |
|
Illustration de Amélie
NAHDI |
Sarah
Chérif, Philippe Uriot,
Philippe Blais, Félix
Riéra |
|
|
|